Les allemands étaient-ils tous pourris durant la seconde guerre mondiale ?

 

Comme un allemand en France

il y a peu, je traînais sur un groupe Facebook qui parle d’Histoire et un post m’a un peu interpellé parce que c’est un post qui présentait un livre que j’ai reçu il y a peu, qu’on m’a offert il y a peu, et que j’ai adoré et ce livre, eh bah c’est « Comme un Allemand en France » (Éd. L’Iconoclaste), qui parle de la présence des allemands en France.

En fait, c’est un livre qui reprend des correspondances, donc des lettres de soldats allemands qui les envoyaient à leurs proches et c’est hyper intéressant en fait comme ouvrage puisque ça donne un point de vue très humain sur le soldat allemand, ça permet de découvrir énormément de choses sur le contexte de l’époque, sur comment est-ce que était la France, l’état des campagnes, comment était Paris, d’un point de vue extérieur aussi, comment les soldats allemands pouvaient ou non tisser des liens avec les Français, et effectivement, dans ce livre, il y a des lettres qui sont absolument abominables où on voit des mecs qui marquent « bon effectivement, on a bien fait de venir ici, parce que voilà, y’a plein de Juifs, machin et tout… » Et puis, il y a d’autres lettres où on voit qu’il y a des mecs qui sont un peu en détresse, qui se disent qui écrivent des lettres à leurs femmes en disant « on…qu’est-ce qu’on vient foutre là ? Qu’est-ce qu’on vient,  qu’est-ce qu’on vient les faire chier ? Je sais pas ce que je fais ici. »

Quand j’ai vu ce post sur Facebook, forcément j’ai réagi avec un commentaire en disant « ben voilà, moi j’ai adoré ce livre et je vous le conseille parce que ça apporte un plus, un nouveau regard ça permet de  rendre beaucoup de recul et de dédiaboliser un peu le soldat allemand. » Et alors là ça y est la phrase a été lâchée, on m’a tout de suite lancé une vidéo avec Jean-Marie Le Pen qui disait « oui, arrêtez de diaboliser le soldat allemand, etc. », et donc de fait on m’a comparé et on m’a affilié directement aux idées de Jean-Marie Le Pen ce qui m’a, il faut bien le dire, fortement déplu parce que je n’adhère absolument pas à ses idées, à ses doctrines, etc.

Alors l’auteur de ce post m’affiliant en me comparant à Jean-Marie Le Pen eh bien a supprimé son post par la suite mais je me suis dit quand même, ça peut être l’occasion de revenir un petit peu sur le regard que l’on peut porter sur ces soldats allemands puisque finalement, en France, encore de nos jours, quand on parle des soldats allemands, c’est toujours « les méchants. » Voilà. Les soldats allemands, c’est les méchants. De façon plus générale, c’est  « Les soldats allemands, c’est des nazis. » Et ça me dérange, car en fait, si on fait des généralités pareilles, on commence vraiment à tomber dans des travers qui sont très graves. Vous le savez en regardant l’émission, l’Histoire, c’est un petit peu la science de la nuance aussi tout n’est pas blanc ou noir, le manichéisme n’existe pas, et il faut vraiment tout nuancer. Et là je me suis dit bon, voilà une occasion de pouvoir mettre les pieds dans le plat, et aborder ce sujet qui est quand même encore très très délicat puisque dans nos familles on a tous des gens qui potentiellement ont vécu la Seconde Guerre Mondiale et ça reste un souvenir très douloureux.

Les soldats allemands pendant la seconde guerre mondiale

Alors prenons un peu de recul avec les choses. Le Troisième Reich, c’est pas cool. Je crois qu’on va être très nombreux à être d’accord, vous me le direz mais le Troisième Reich, globalement, c’est pas cool du tout. Mais ce qu’il faut bien avoir à l’esprit, c’est que les soldats qui ont été enrôlés dans la Wehrmacht, dans l’armée allemande, c’étaient des humains. C’était pas le Troisième Reich, même si on peut justement les personnifier comme ça, je pense que c’est une erreur, c’étaient des humains au même titre que les soldats français étaient des humains aussi. Il faut bien avoir conscience que à cette époque-là, déjà dans les années , le service obligatoire avait été rétabli en Allemagne. Tout homme devait faire son service obligatoire qui durait un an puis ensuite  ans, et par la suite, ce qui s’est passé c’est que lors de l’entrée en guerre, tous les hommes ont été appelés pour intégrer la Wehrmacht. Donc ils ont pas eu le choix. Ils ont pas eu le choix et ils ont été obligés d’aller se battre d’aller au combat. Et ça, il y a beaucoup de guerres que nous-mêmes, on a connu en France, ou dans d’autres pays, où il y a eu une conscription et où les gens étaient appelés en disant « bon ben voilà, mon poto, t’y vas, de toutes façons, pas le choix. » Beaucoup de gens sont partis contre leur volonté. Eh ben là, c’est exactement la même chose.

Et parmi ces gens-là on va donc retrouver des opposants au régime d’Hitler, qui sont enrôlés dans la Wehrmacht et qui se retrouvent eh bien, sur les fronts à envahir la France avec d’autres soldats qui eux peuvent avoir, effectivement, des affinités, et il y en avait beaucoup, avec le régime nazi de l’époque.

On le voit bien dans le livre, et on le voit bien même dans l’Histoire tout court car il y avait des mouvements de résistance allemands. Et ça, on ne peut pas le nier. Donc il ne faut pas mettre tous les Allemands dans le même sac. N’oubliez pas que derrière, il y a aussi une gigantesque machine qui va formater, broyer les hommes, leurs convictions qui va former aussi avec les jeunesses hitlériennes, dès leur plus jeune âge,  des enfants à ces thèses nazies, et donc, cette machine elle entraîne énormément de monde et je crois que dans une atmosphère pareille, il peut être très compliqué de prendre du recul ou de s’opposer à la machine. Certains l’ont fait, comme je l’ai dit il y a eu une résistance, etc. Ça peut être compliqué, alors, quand je dis ça, ça veut pas dire que j’excuse, loin de là, mais il faut essayer de comprendre un petit peu le contexte de l’époque et ça, c’est très important. En fait, on est dans la guerre. La guerre, c’est sale. Des deux côtés. Et des deux côtés, il y a eu des choses, vraiment moches, il y a eu des massacres et notamment, il y a eu le massacre d’Oradour sur Glane qui est extrêmement connu. Pour en savoir plus, allez voir la description, j’ai mis un lien Wikipédia qui est très très bien fait vous pourrez aller y faire un tour. Et ce, ce massacre-là, pour le coup, il a été plutôt commis par les SS, la Waffen-SS.

Quelle différence entre la Waffen-SS et la Wehrmacht ?

La Wehrmacht, c’est l’armée, tout court. Donc dedans on avait tous les hommes, tous les Allemands, qui étaient là, qui étaient réunis, sous la direction d’Hitler, donc, c’étaient les forces armées du Troisième Reich. La Waffen-SS, c’était plutôt une unité on va dire, « d’élite », qui, en tout cas correspondait à certains critères, physiques, notamment, hein, de préférence il fallait être blond aux yeux bleus, etc. donc on tombait un petit peu dans l’eugénisme qui était en place sous le Troisième Reich, il fallait aussi que ces hommes-là soient des nationa[ux]-socialistes convaincus. Donc là, on touchait vraiment à un corps de l’armée qui, eux, oui, était des nazis. Et encore, même là, on peut être tentés de nuancer si vraiment on veut nuancer à mort, puisque si une très grosse majorité de ces forces-là était des gros nazis, eh bien à partir de 1942, l’armée a du mal à recruter chez les SS, et du coup ils vont commencer à recruter à droite à gauche et à incorporer des soldats dans les SS qui sont de pays étrangers, alors que par exemple de pays de l’Est, alors que jusque là, on ne sélectionnait que des germains, des Allemands, et puis on va incorporer aussi des troupes qui sont pas forcément nazies, mais plutôt anti-communistes. Donc qui supportent absolument pas les communistes et qui vont aller se battre sur le front de l’Est. Au final, il va y avoir près d’un million de SS, à son apogée, dont qui sont ces personnes-là, donc, le cœur, vraiment, c’est  personnes qui vraiment adhèrent à mort, remplissent les critères et représentent cette unité qui est connue pour tous ces faits de monstruosité, voilà. Le reste, c’était la Wehrmacht.

Les allemands tous nazis ?

Alors certes, il y avait des nazis dans la Wehrmacht, et même plein, mais tout le monde n’était pas des nazis. Et ça, il faut absolument qu’on l’intègre. Il y avait pas « que des méchants » dans cette armée allemande.  Ce qu’il faut avoir à l’esprit, comme je disais, eh bien, la guerre, c’est pas à sens unique, hein. De notre côté aussi, il y a eu des trucs, et de façon globale, dans toutes les guerres, il y a des trucs des deux côtés, qui sont pas cools du tout, ok ? Et là, si on généralise, et que dans ce cas-là on dit  « les Allemands, c’est tous des nazis », il faut aussi généraliser avec les forces françaises. Par exemple, quand la colonie d’Algérie, parce que c’était une colonie française, était « en danger » et que du coup, on a envoyé des soldats français pour éviter que l’Algérie prenne son indépendance, parce que c’est tout ce qu’ils demandaient, eh bien, on peut alors se dire « bon bah, tous les gars qui sont partis en Algérie, avaient, partaient, dans leurs têtes, avec cette envie de casser de l’Arabe. » Bon. Honnêtement, je pense pas. Je pense pas. Je pense qu’il y en avait, ça c’est clair, mais je pense pas que ce soit la totalité des soldats.

Enfin, voilà, il faut vraiment nuancer les choses, de la même manière, pendant la Seconde Guerre Mondiale, après la Seconde Guerre Mondiale, De Gaulle lui-même parlait de « France résistante ». Comme si toute la France avait été « résistante ». Or, on le sait très bien aujourd’hui, la plupart des gens, la plupart de la population, elle est restée plutôt passive. Et dans certains cas, il y en a aussi qui ont collaboré. Au même titre qu’il y en a qui ont résisté. Mais on n’était pas tous résistants, tous les Français n’étaient pas résistants. Et d’ailleurs, il est bien facile aujourd’hui, dans notre position, de se dire « ah oui mais moi à l’époque, j’aurais été résistant, » etc. On sait pas comment on réagit devant le danger. On sait pas comment on réagit quand notre famille est en danger. Donc tout ça il faut le nuancer à mort. Tout n’est pas blanc ou noir, et encore une fois, si je fais cet épisode, c’est pour vous inviter, tous, à prendre du recul sur les choses. Et ça veut dire se renseigner sur la situation se renseigner sur l’histoire, faire un travail, finalement, chacun, d’historien en confrontant plusieurs sources pour essayer de, ne pas avoir cette vision manichéenne. 

Témoignages de la seconde guerre mondiale

Dans ce livre, « Comme un Allemand en France », on parle de soldats, c’est des lettres de soldats. Moi, il y a quelque temps, j’avais lancé un appel à témoin sur ma propre page Facebook, Nota Bene, où j’invitais les gens à venir témoigner ou à témoigner de l’expérience d’un de leurs proches qui aurait pu vivre une situation de guerre donc j’ai reçu énormément de témoignages venant de plein de guerres, j’ai eu de la guerre du Kosovo, j’ai eu de l’Indochine, j’ai eu des guerres qui ne concernent absolument pas le front français, et puis j’ai eu de la Seconde Guerre Mondiale aussi. Et c’était des témoignages qui étaient toujours poignants, toujours parlants, et à chaque fois qui nous en apprenaient toujours un petit peu plus sur le contexte de l’époque. Et ce que je vais faire c’est juste prendre deux-trois minutes pour vous lire quatre, cinq témoignages maximum que j’ai reçu à propos de ces soldats allemands de la Seconde Guerre Mondiale.

On a le témoignage par exemple de Benjamin, qui nous raconte  « Ma grand-mère m’avait raconté qu’un jour,  des officiers de la Gestapo sont venus toquer à la porte des voisins qui cachaient supposément des Anglais. Les parents n’étant pas là, c’est leur fils de  ans qui a ouvert. Ils ont fouillé la maison, puis l’ont fusillé sur le pas de la porte, devant les yeux de ma grand-mère cachée non loin. Il était aussi courant que des soldats passent et lancent une salve de mitraillette dans les murs pour effrayer les habitants du village. »

Ensuite on a le témoignage de Marie  « Ma grand-mère maternelle devait avoir  ans lors de la Seconde Guerre Mondiale. Elle raconte que les Allemands donnaient des bonbons aux enfants et aidaient les femmes à étendre le linge. »

On a le témoignage de Jérémy  « Mon grand-père m’a dit que des soldats nazis ont tué un prêtre après que celui-ci leur dise  “Hitler is kaput.” Mon autre grand-père m’a raconté qu’après que son père se soit plaint que les soldats allemands aient pillé ses cerisiers, un Allemand s’est présenté pour s’excuser. Et lui a donné de nombreuses conserves. En voyant mon grand-père, enfant à l’époque, il lui donna du chocolat. Ce même grand-père vit d’autres Allemands transporter des résistants jusqu’à la forêt d’à côté pour les fusiller. Une fois fini, ils venaient se laver les mains dans sa maison avant de retourner au QG voisin. »

On a le témoignage d’un autre Jérémy  « Pendant la Guerre, mon arrière-grand-mère avait un bar dans une petite commune du nord de la France. Des Allemands sont passés et un jeune soldat l’a forcée à se mettre à genoux pour une fellation. Le bruit des cris de ma grand-mère a attiré l’officier en charge qui a pris le jeune par le col, l’a emmené dans la cour, et l’a exécuté. »

Et enfin j’ai le témoignage de Jaran qui nous dit  « Mon grand-père aimait raconter ses escapades au sommet du clocher de l’église, particulièrement le jour où il a croisé un soldat allemand, là-haut, qui faisait le guet.  Il passait rapidement sur la peur pour évoquer davantage le moment passé à l’écouter parler sans le comprendre car il ne parlait pas allemand. Le soldat lui a offert un peu de pain, et lui a montré une photo de sa famille. Mon grand-père a évoqué une fois la tristesse de voir le clocher bombardé et une certaine inquiétude pour le guetteur sans savoir ce qui lui était arrivé. »

Bref, c’est inutile pour moi d’aller plus loin, vous avez saisi le principe, et surtout, si vous prenez un minimum de recul, vous pouvez légitimement me poser la question  « Mais Ben, attends, qu’est-ce qui nous prouve que ces commentaires sont réels ? » Et là vous avez tout à fait raison, rien ne le prouve et ça se trouve, ils ont été inventés, c’est aussi le problème du témoignage. Le témoignage, finalement, on peut s’en servir de manière occasionnelle et surtout, on peut s’en servir quand de nombreux témoignages se recoupent et indiquent la même chose.

Et encore il peut y avoir quelques biais. Mais l’objectif ici avec ces témoignages, c’est surtout de vous faire prendre du recul, d’essayer de vous sortir de cette vision manichéenne que ce soit des soldats allemands ou ou du reste. C’est-à-dire que ces soldats allemands, ils étaient pas bons ou mauvais, c’est comme notre monde, il est pas beau ou moche, il est finalement un petit peu des deux. Et nier ça, voir le monde avec une vision trop binaire, c’est finalement un peu cracher sur ce qu’est l’Homme, l’Histoire et même le monde. C’est tirer un trait sur toutes les fois où vous avez hésité toutes les fois où vous avez agi à contre-cœur et même à regret. C’est aussi faire le jeu de la propagande. La propagande guerrière, mais la propagande politique aussi qui se joue en France et dans le monde entier. Le rôle du gentil et du méchant, au cinéma, on l’aime bien. Mais dans la vie de tous les jours, d’un point de vue humain, c’est extrêmement réducteur.

Rappelez-vous en ! Tous les jours, dans tous les domaines, il faut prendre du recul.

 

Pour en savoir plus sur le sujet voici quelques liens :

Un très bon article sur la question (attention, réservés aux abonnées :( ) : http://www.lhistoire.fr/les-allemands-%C3%A9taient-ils-tous-nazis-0

Comment le nazisme est monté en allemagne, et auprès de quel électorat (article complet): http://zwan.nexen.net/collections/hitler/les-allemands-etaient-ils-tous-nazis-02-01-2003-9930

Le massacre d’Oradour sur Glanehttps://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_d’Oradour-sur-Glane

C’est quoi un SS ? https://fr.wikipedia.org/wiki/Waffen-SS

Recrutement des SShttp://www.les-annees-noires.fr/nazis/ss-recrutement.html

La France pendant la seconde guerre mondiale: Atlas historique, 2010, Editions Fayard / Ministère de la défense

Un bon podcast de la marche de l’histoire sur la résistance allemande (avec une bonne bilbio sur le sujet en bas de page) : https://www.franceinter.fr/emissions/la-marche-de-l-histoire/la-marche-de-l-histoire-30-avril-2015

Bertrand Lécureur, « “L’autre Allemagne”, la résistance intérieure au nazisme, un aspect particulier des manuels d’Histoire allemands publiés depuis 1950 », Tréma [En ligne], 29 | 2008, mis en ligne le 01 mars 2010, Consulté le 09 janvier 2017. URL : http://trema.revues.org/730
Bibliographie « made in Germany » sur ce thème « nazis tous pourris »

De Brecht : « Grand-peur et misère du Troisième Reich » –> Toutes les scènettes ou nouvelles écrites à partir de 33 tournent autour de ce thème dont évidemment aussi « La Résistible Ascension d’Arturo Ui » allégorie de l’accession au pouvoir du petit caporal autrichien.

De Klaus Mann : Son autobiographie « Le Tournant », « Mephisto. Histoire d’une carrière », « Le Volcan »

De H.M. Remarque, tous les bouquins après « À l’ouest rien de nouveau ».

De Hermann Hesse : « Demian » qui se passe pourtant avant et pendant la Ie Guerre (publié en 19) mais annonce déjà le nihilisme, la nécessité de faire table rase pour repartir de plus belle.

À propos de la résistance allemande au nazis

Film sur le mouvement étudiant de « La Rose blanche » (Hans & Sophie Scholl)

Film « Sophie Scholl : Les Derniers Jours » (en allemand « Sophie Scholl – Die letzten Tage », 2005 <http://www.imdb.com/title/tt0426578>)
Les réfractaires à la bureaucratie : Le film « Le Général du Diable » (Des Teufels General) d’Helmut Käutner (1954), un rôle immense de Curd Jürgens.

Sur la montée des dangers populistes : « Matin brun » de Franck Pavloff (1998)
Sur la résistance, la collaboration en France : « Le bon beurre » de Jean Dutourd (1952), « Effroyables Jardins » (2000) de Michel Quint (un film aussi avec Dussolier) en bouquins, « La Grande Vadrouille », « La Traversée de Paris » forcément, « Lacombe Lucien » (Louis Malle, 1974) Rossellini (« Allemagne année zéro », 1948) sur la vie quotidienne en Allemagne en ruines.

 

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