Les pires jobs

Mes chers camarades bien le bonjour !

On va pas se le cacher, dans la vie y’a des jobs de merde…et peut être même que vous l’avez expérimenté ! Et vous savez quoi ? Les jobs de merde, nos ancêtres en avaient aussi des palanqués ! Allez, je vous propose un petit tour des pires jobs de l’Histoire !

Ermite de jardin

Et on commence très fort avec un job qui te fait ravaler ta dignité plus sûrement qu’une bière de trop après un plat de bolognaise : ermite de jardin ! Mais avant de parler de ce type bien spécifique d’ermite, ça serait bien de savoir ce qu’est vraiment un ermite !

Ermite lisant
Vivre seul, reclu, plongé dans des textes religieux non-stop. Qui n’aurait pas voulu d’une telle vie ?

Les vrais ermites se développent majoritairement entre la fin de l’antiquité, autour du IVe siècle, jusqu’à la contre-réforme catholique du XVIe siècle. En tout cas dans le monde occidental, puisqu’il y a aussi des ermites ailleurs dans le monde. A l’origine, il s’agit d’individus se retirant de la vie en société, des marginaux donc, pour pratiquer leur spiritualité. En somme, des types qui veulent être tranquilles, loin de tout, et qui trouvent refuge dans des grottes, des ruines de temples ou des cabanes au fond des bois. Des figures profondément religieuses qui intriguent et marquent les esprits. Certains inspirent d’ailleurs tellement des vocations qu’ils seront rejoint par des fidèles et créeront leur propre mouvement religieux comme le célèbre François de Paule qui, à 19 ans à peine, ça ne se voit pas sur cette illustration, forme l’ordre des minimes. Ces ermites ont tous un point commun, une vie solitaire, dédié à la sagesse spirituelle, se refusant à tout luxe et à toute avarice.

Et retenez bien ça, parce que c’est important pour la suite.

Maintenant qu’on sait ce qu’est un ermite, il faut comprendre ce qu’est un jardin. Et là vous allez me dire : sans déconner, on est obligé d’écouter ça ? Non mais franchement c’est intéressant et vous allez voir pourquoi !

Orangerie de Versailles
Un exemple typique de jardin à la Française : l’orangerie de Versailles. C’est propre, bien dégagé. Une nature tout à fait ordonnée.

A la fin du XVe siècle, les jardins de la renaissance font leur apparition. Importés d’Italie, ils se répandent en France notamment et prennent le nom de jardin “à la française”. Des jardins qui ont une architecture très marqué, façonnés par la main de l’homme qui taille et sculpte les végétaux comme il le souhaite pour mettre en valeur la position sociale du propriétaire des lieux. On y joue, on y rencontre, on vient s’y balader, s’exhiber…bref…un truc de riche pour les riches. Et cette mode du jardin à la française, elle s’exporte aussi en Angleterre. Jusqu’au XVIIIe siècle ou à ce moment là, les anglais se démarquent progressivement.

Jusque là on l’a dit, la création des jardins est conditionné par la volonté de montrer qu’on peut domestiquer la nature et que rien ne dépasse la maîtrise de l’homme. Hors au XVIIIe siècle en Angleterre, les industries et leurs usines se développent à une allure fulgurante. Parmi la noblesse, certains refusent cette course au matérialisme et choisissent de manifester cette opposition  à travers les jardins qu’ils aménagent autour de leur propriété. D’un espace très structuré, on passe dès lors à des jardins plus sauvages, où l’on ne prend même pas la peine de baliser un chemin. Des jardins, “à l’anglaise” comme on dit aujourd’hui, qui mettent en valeur la nature et lui laisse une place réelle. Si construction de main d’homme il y a, ça doit être pour mettre en valeur cette nature en lui offrant un point de vue spectaculaire.

Broadway Tower
Quand on s’ennuie, quoi de mieux que se construire un petit château en modèle « réduit » dans son jardin ?

Et on voit ainsi, au sein de ces jardins incroyables, poper des bâtiments assez étranges qui n’ont pour seuls but que d’être décoratifs, c’est ce qu’on appelle des fabrique de jardin. On y retrouve donc pêle-mêle des châteaux miniatures, des reproductions de temples antiques, des vieilles cabanes, des grottes artificielles… bref, un truc de riche pour les riches… comme les jardins à la française, mais…pas comme les jardins à la française… Vous voyez ce que je veux dire !

Ces jardins là, ils ont aussi une fonction symbolique complètement opposée aux jardins à la française. Ils servent de lieu de retraite, d’isolement, où l’on peut se retrouver et se recentrer sur soi même. Et là, vous commencez à voir le parallèle avec les ermites arriver. Si ces jardins sont conçus pour magnifier cette solitude, bien vite, les copains des copains des propriétaires des jardins s’invitent dans ces lieux enchanteresses pour profiter du panorama. Et du coup, ça devient de moins en moins des lieux de solitude et de retraite… logique. Et c’est précisément là, que ça se barre en couille.

Car si les propriétaires anglais ont envie de garder cette symbolique romantique et anti-matérialiste, ils ont aussi envie de pouvoir s’éclater et profiter des lieux comme dans les jardins à la française, qui s’assument parfaitement dans la débauche.

Et comment qu’on fait ça ? Je vais vous le dire…

Quand j’ai évoqué rapidement les fabriques de jardin, je parlais des cabanes ou des grottes artificielles qui ont pu être installés. Certains de ces décors peuvent être mis en scène. C’est à dire que dans la cabane, on rajoute par exemple une table avec des livres dessus, une plume et un encrier, une paire de lunettes…

Bref, comme si un ermite, qui avait décidé de prendre sa retraite spirituelle à cet endroit même, venait de quitter la table. On pouvait alors imaginer sa vie, sa morning routine…

Mais pour certains nobles, ça ne suffit pas d’imaginer, il faut voir ! Mais recruter un vrai ermite, c’est chaud quand 1/ y’en a plus beaucoup 2/ ces gars là veulent juste qu’on les laisse tranquille

Du coup, patatra, on invente un nouveau métier : ermite de jardin. Pour ça, pas besoin de grandes qualifications, faut avoir la gueule de l’emploi, pas trop d’amour propre et ne pas être mal à l’aise avec le fait de se faire mater sous toute les coutures. Car ce job consiste en fait à venir vivre pour une durée plus ou moins longue sur les terres d’un riche propriétaire, qui, en l’échange du gîte, du couvert et d’une petite indemnité, n’attend de vous que de jouer, littéralement, le rôle d’un ermite.

Pour y voir plus clair, je vous propose de vous lire l’annonce que dépose le politique Charles Hamilton dans un journal au début du XIXe siècle. Une annonce, pour un job d’Ermite de jardin….

 L’ermite viendra habiter sur les terres boisées de la propriété de Painshill dans le Surrey. Il lui sera fourni une bible, des lunettes, un matelas, un oreiller, un sablier, de l’eau et de la nourriture. Il devra porter une robe de camelot et ne jamais se couper les cheveux, la barbe ou les ongles. Il ne devra pas non plus s’éloigner des limites de la propriété de M. Hamilton ou adresser la parole aux domestiques.

En gros, on se paye quelqu’un qui sert, ni plus ni moins, de déco dans son jardin.

Et si la plupart des ermites se doivent d’être silencieux, certains peuvent apprendre quelques trucs spirituels pour répondre aux demandes mystiques des visiteurs amusés. On retire donc toute la symbolique religieuse qui était propre à la figure de l’ermite pour en faire une coquille vidée de son sens. En gros, c’est une sorte de pièce de théâtre perpétuelle qui se joue dans les jardins pour le public de passage, qui peut parfois se compter en millier de personnes.

Un job relativement dur qui demande une implication de chaque instant. Le fameux Hamilton en sait quelque chose, l’ermite qu’il embauche à la suite de son annonce se fait virer trois semaines plus tard parce qu’il s’était éclipsé pour aller boire une bière au pub.

Dur. A sa place j’aurai fais pareil… La pratique disparaît en tout cas peu à peu au cours du XVIIIe siècle, pas sûr que ça soit une grande perte pour l’humanité. Quoi que, je suis sûr que certains pourraient y trouver leur compte !

Sonneur de cloches

Vous aimez les barbecues ? Ça tombe bien.

Voici un extrait d’un article du “Petit Journal” du 27 juillet 1874.

“Pendant un orage à Rambaud (Hautes-Alpes), le sonneur Ollivier, a voulu, malgré les prescriptions qui interdissent cet usage dangereux, aller sonner la cloche.

La foudre s’est abattue sur le clocher et a frappé ce malheureux qui n’a pas été tué sur le coup, mais qui a été à moitié carbonisé. Un quart d’heure après, quand on est arrivé à son secours, ses vêtements étaient encore en feu.

Il est mort après deux jours de violentes souffrances”

Ça met dans l’ambiance hein ? Faut dire qu’on ne rigole pas avec la foudre. Depuis l’antiquité, elle est tantôt considéré comme une force divine ou au contraire comme une force du malin. Et pour cause, les lieux de culte, notamment durant le Moyen Âge, ont une tendance à être frappé par la foudre carrément plus importante qu’ailleurs, ce qui pose un certain nombre de questions.

A commencer par pourquoi ? Ça on peut y répondre très facilement avec deux facteurs aggravant leur cas. Le premier, c’est que les églises sont souvent bâties sur les lieux les plus en hauteur dans les villages, pour imposer leur statut. Se sont également les bâtiments les plus élevés dans les villes plus denses pour la même raison. Le second facteur, c’est que ces bâtiments sont équipés de clochers ou de flèche en métal qui attirent la foudre.

Double peine pour les lieux de cultes donc !

Cloches
Il y a quelque chose qui cloche chez ce paratonnerre…

La croyance populaire a voulu pendant longtemps que les cloches éloignaient les orages. Une croyance très tenace car comme je l’ai déjà dis, on considérait que les orages étaient soit le fait d’un esprit malin, soit d’un dieu en colère. Pour affronter le tonnerre et apaiser les esprits, l’église ne trouve donc rien de mieux que de faire sonner les cloches pendant les orages pour les faire s’éloigner.

Yep… le meilleur moyen de lutter contre la foudre c’est de faire tirer une corde mouillé par la pluie elle même reliée à une cloche en métal située sur un des lieux les plus hauts du coin…D’où le job de merde de sonneur de cloche vous l’aurez compris.

Et vous allez me dire : « Ok mais le type qui tire sur la corde, ça se passe comment pour lui ? » Et bien d’après Césaire de Heisterbach, un moine du XIIIe siècle, c’est peut être parce que c’était sa faute. Il écrit ainsi qu’un prêtre allant sonner la cloche de l’église pour se protéger de la tempête se fait frapper par un éclair qui lui arrache ses vêtements et brûle plusieurs parties de son corps.

Le prêtre étant en réalité un pêcheur, c’est la justice divine qui s’est abattu sur son cas. Il y a même eu des histoires sur le fait que tel ou tel type foudroyé l’avait été parce qu’il n’avait pas assez bien sonné les cloches… avec ce type de raisonnement forcément… Et pour le coup c’est pas la faute des cloches en elle même puisque certaines portent directement des inscriptions leur prêtant des vertus anti-orage. Pour l’anecdote, on raconte même que certains villages pouvaient se faire des battle de cloches pour envoyer l’orage d’un côté ou de l’autre… plus sympa qu’un tournoi de badminton non ?!

Cette pratique de sonneur de cloche au milieu de la tempête, elle perdure encore un bon moment et si vous pensiez qu’un pauvre bonhomme qui se fait foudroyer en tirant une corde mouillé est un fait anecdotique et bien…pas vraiment ! En Allemagne entre 1750 et 1783, sur une période de 33 ans donc, c’est 121 sonneurs de cloches qui sont tués par la foudre.

Et ça ne prend pas en compte ceux qui se sont fait foudroyer mais qui ne sont pas mort ! Pire que ça, si le gars est foudroyé mais qu’il ne meurt pas, on considère tout de même qu’il a fait du mauvais travail et que par conséquent il ne doit pas être payé. Pas de bol.

Bref vous l’avez compris, être sonneur de cloche, c’est pas l’éclate et certaines personnes en sont bien conscience. C’est pour ça qu’à partir du XVIIIe siècle, on tente de réguler cette activité et t’interdire de sonner les cloches lors d’un orage. Mais ce qui a vraiment permis d’endiguer le phénomène, c’est surtout une invention, le paratonnerre, que l’on attribue à Benjamin Franklin en 1752 et qui aurait pu être mis en œuvre un peu plus tôt par d’autres scientifiques.

Progressivement, le paratonnerre devient indispensable sur la plupart des bâtiments et il permet d’éviter que la foudre ne tombe directement là où l’on ne veut pas. L’évolution architecturale des églises met les cloches de plus en plus en l’abri de la foudre et l’apparition plus récentes des moteurs électriques, qui font sonner automatiquement les cloches, réduit considérablement les risques d’exposition à la foudre.

Faut dire qu’il y en a plus beaucoup de sonneurs de cloches non plus…

N’empêche que la prochaine fois qu’un orage éclate pas loin de Tours, j’irai demander un coup de cloche pour l’envoyer vers Orléans. Ca leur fera les pieds.

Chercheur de merde de chien

Depuis l’antiquité, il y a tout un tas d’activités qui nécessitent de mettre la main à pâte de manière pas très agréable. Et parmi ces activités, une qui craint particulièrement : la tannerie.

La tannerie, c’est vachement utile puisque c’est ce qui nous permet d’obtenir du cuir à partir de peau d’animaux. Et c’est déjà le cœur du problème puisque travailler avec des peaux d’animaux, c’est la garantie que ça schlingue un max aux alentours, si bien que les tanneries étaient la plupart du temps un peu à l’écart des villes ou reléguées dans des quartiers un peu obscurs pour éviter de gêner la population.

Enfin surtout les riches, les pauvres ont s’en fou, on peut leur coller ce qu’on veut ils ont rien à dire…

Et puis au delà de la matière première que l’on travaille, il y a aussi le procédé que l’on utilise pour traiter les peaux.

Par exemple dès l’antiquité romaine, on trempait les peaux de mouton dans l’urine pour les nettoyer. L’urine permet d’attaquer le cuir et de détacher toutes les impuretés en plus de pouvoir fixer les couleurs.

Pratique mais pas hyper glamour !

D’ailleurs l’urine contenant de l’ammoniac permettait aussi de laver les fringues, tâche qu’on refilait alors à des esclaves qui passaient leur temps dans des cuves remplies de pipi et d’eau pour accomplir la besogne.

Anecdote rigolote, l’urine était tellement utilisée par les anciens romains qu’ils se sont mis à pisser dans des bocaux pour les vendre aux tanneries notamment. Si bien que ça a donné des idées à l’empereur Vespasien qui décide de …. taxer l’urine ! Et oui, l’argent n’a pas d’odeur ! Et c’est d’autant plus vrai que cette expression vient directement de cette taxe sur l’urine que le gaillard met en place pour se remplir les fouilles. En parlant de ça vous avez peut être déjà entendu quelqu’un dire “les vespasiennes” pour désigner les toilettes publiques, et bien c’est parce que les premières toilettes publiques sont appelés comme ça en son honneur et en référence, là aussi, à cette taxe ! Bref, on s’éloigne du sujet !

Après avoir nettoyé les peaux que l’on veut tanner, il faut les rendre plus souple et pour ça, il y a une étape que l’on connaît bien dans les tanneries : le confitage.

En gros il s’agit de faire baigner les peaux dans un mélange qui va progressivement les assouplir et si aujourd’hui on utilise principalement des produits de synthèses, pendant longtemps la technique number one, c’est de faire cuire une sorte de soupe composée d’eau tiède et de fiente d’oiseau.

On touille, on balance, on mélange, et tadam, une peau toute douce et qui se plie correctement.  Et ça, on le fait d’ailleurs toujours dans certaines parties du monde.

A partir de la seconde moitié du XVIIIe siècle, on commence à utiliser pour le confitage, notamment en Angleterre, des excréments de chien en remplacement de la fiente d’oiseau. Elles sont particulièrement recherchées dans un contexte de développement économique rapide car pour faire tourner les tanneries à plein régime, il faut du caca !

Et c’est à ce moment là qu’on assiste à la naissance d’un métier particulièrement naze, collecteur de merde de chien, qu’on appelle en anglais les “Pure finders”.

D’après Henry Mayhew, un journaliste anglais du XIXe siècle auquel on doit un des textes de référence sur la pauvreté à Londres durant l’ère industrielle, il y a une trentaine de tanneries en ville à cette époque, qui emploie des centaines de tanneurs. On peut alors estimer que le nombre de collecteur de caca à temps plein est de 200 à 300 personnes.

Pure finder
Etre payer pour ramasser, littéralement, de la merde à pleines mains…

Concrètement, ces employés se baladent dans les rues de la ville à l’affût des déjections avec un panier dont ils peuvent cacher le contenu. Si la tradition veut qu’ils soient équipés d’un gant en cuir leur permettant de ramasser les crottes sans trop se salir, la plupart témoignent à l’époque du fait qu’il est beaucoup plus simple de les ramasser à mains nues puis de se les laver que de galérer avec des gants inconfortables et pas pratiques.

On est assez d’accord je pense, c’est pas le métier de rêve mais pour compenser, un collecteur de caca efficace pouvait très bien gagner sa vie ! En tout cas dans un premier temps…car bientôt de plus en plus de gens se mettent à ramasser les crottes dans la rue et les tanneries achètent les excréments de moins en moins cher…Le métier est alors principalement exercé par des personnes très pauvres qui, pour subsister, écument les rues à la recherche du précieux afin d’en remplir un seau complet qui sera vendu à la tannerie. Et croyez-le ou non, les tanneurs, qui se payent le luxe d’acheter à un prix déjà très modeste, font varier celui ci en fonction de la qualité des excréments. En général, plus ils sont secs et mieux c’est. Mais certaines tanneries ont leur préférences et recherchent des matières plus malléables si vous voyez ce que je veux dire. Cette exigence de qualité et le prix relativement bas d’achat pousse les collecteurs à développer un marché de contrebande où la vente de déjections trafiquées est monnaie courante. Ils mixent les excréments déjà ramassés à du mortier issus de vieux murs pour lui donner l’aspect convoité.

Bref, on sent le job bien naze qui se précarise de plus en plus et c’est d’ailleurs cette offre supérieure à la demande qui fera que le métier va progressivement disparaître. En tout cas, ramasseur de merde n’est pas le seul métier qui craint un max durant la révolution industrielle, y’en a pas mal d’autres, et en Angleterre comme en France, on retrouve beaucoup de métier craignos liés à la récupération et au recyclage en tout genre. En vrac :

  • les chercheur d’os qui vont récolter des os chez les bouchers avant de les revendre à des manufactures pour faire toutes sortes d’objets
  • les fouilleurs qui sondent les rivières pollués pour trouver un objet à vendre à la sauvette
  • Les ramasseurs de fin de cigares qui parcourent les rues à la recherche des bouts de cigares jetés par les fumeurs, qu’ils livrent ensuite à un prestataire qui recycle le tabac de ces fins de cigares
  • Et bien d’autres activités encore comme les collecteurs de tissu usagés, les récupérateurs de vieux bois, etc…

Et oui, rien de ne perd, rien ne se crée, tout se transforme !

Des métiers qui restent en tout cas très précaires, qui mettent bien souvent la santé des personnes qui les pratiquent en danger et qui peuvent se rapprocher, d’après l’anthropologue canadien Malcolm Blincow, des pratiques que l’on trouve aujourd’hui dans certains pays du Tiers-monde. Ça fait réfléchir…

Et voilà les amis, des jobs de merde, y’en a eu plein et y’aura surement de quoi en faire un second épisode, j’en ai déjà sous le coude. N’hésitez pas à proposer les votre en commentaire ou à détailler vos jobs de merde modernes, on en manque pas non plus.

Pour en savoir plus :

Ermite de jardin :

The Hermit in the Garden: From Imperial Rome to Ornamental Gnome, de Gordon Campbell : https://books.google.com.au/books?id=ZlZRlVA8eHkC&pg=PT89&hl=fr&source=gbs_selected_pages&cad=2#v=onepage&q&f=false

Ermitage et ermite de jardin (article assez complet sur la notion religieuse de l’ermite et son évolution) : :https://www.cairn.info/revue-dix-huitieme-siecle-2016-1-page-167.htm#

Article du Financial Times sur les ermites de jardin : https://www.ft.com/content/66eae9bc-8999-11e3-8829-00144feab7de

Hamilton et l’Histoire de l’ermite qui se fait virer au bout de trois semaines (In search of the english Eccentric, Henry Hemming) : https://books.google.fr/books?id=pp5E4RC1KBoC&pg=PT391&lpg=PT391&dq=hamilton+hermit&source=bl&ots=EoipaiqTTH&sig=ACfU3U3FTg9az2QfzmJWyTrhcFyvkZGJfg&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwiv8Li6vZ7hAhVNCxoKHSfgAWEQ6AEwCXoECAQQAQ#v=onepage&q=hamilton%20hermit&f=false

Ermitage : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ermitage_(religieux)

 Sonneur de cloches :

 Article dont je me suis pas mal inspiré pour cette partie de l’émission : https://upvoted.com/2015/10/22/why-being-a-medieval-bell-ringer-was-one-of-the-worst-jobs-in-history/

Archives Fait divers Rambaud 16 juillet 1874 : http://www.geneprovence.com/un-sonneur-de-cloche-brule-par-la-foudre-rambaud-16-juillet-1874/

Un bouquin du MASTER Alain Corbin sur le sujet des cloches : https://www.cairn.info/historien-du-sensible–9782707130983-page-103.htm?contenu=article

Le folklore de la foudre, 1940, L.Dufour (paragraphe 6) : http://adsabs.harvard.edu/full/1940C%26T….56…95D

Les victimes de la foudre, Flammarion, 1884 : http://adsabs.harvard.edu/full/1884LAstr…3..441F

 Stealing God’s’s Thunder, Philip Dray, 2005, Random House

Chercheur de merde de chien

London Labour and the London Poor, Henry Mayhew, 1864. https://books.google.co.uk/books?id=iBIIAAAAQAAJ&pg=PA145&dq=%22pure+collector%22&hl=en&sa=X&ei=gd3tT7HtHuPM0QXQ6MmIDg&ved=0CEwQ6AEwAw#v=onepage&q=%22pure%20collector%22&f=false

Le recyclage et les métiers de fouilles dans les pays du tiers-monde (avec des précisions histo) par l’anthropologue Malcom Blincow : https://www.jstor.org/stable/43157740?read-now=1&seq=13#page_scan_tab_contents

L’empereur Vespasien : https://fr.wikipedia.org/wiki/Vespasien

Vespasien et sa politique financière : https://www.persee.fr/doc/rea_0035-2004_1940_num_42_1_3126

University of Delaware. « A slave’s life in ancient Pompeii. » ScienceDaily. ScienceDaily, 18 September 2013. www.sciencedaily.com/releases/2013/09/130918143307.htm

 Inspirations :

Worst Jobs In The Human History de la chaîne Youtube “The infographic show” : https://youtu.be/Q97K6CDje3w

La série des The Worst Jobs In History – présentée par Tony Robinson en 2004 – Source de la plupart des autres émissions que l’on trouve sur Youtube.

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