Les ninjas ont-ils existé ?

Mes chers camarades bien le bonjour !

Préparez vos masques noirs et vos grappins car aujourd’hui nous allons aborder la question épineuse des célèbres guerriers ninjas ! Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il y a pas mal de clichés à défoncer car vous allez le voir, la notion même de ce qu’est un ninja a évolué au cours du temps. Cet épisode il est co-écrit avec Tony de l’émission “L’Histoire en 5 minutes” et nous nous sommes appuyés sur les travaux de Stephen Turnbull, qui a beaucoup bossé sur ces questions de folklore, qui tente de démêler le vrai du faux et qui aujourd’hui travaille avec les universitaires japonais sur la question.

Au risque de briser vos croyances, non, les ninjas n'ont jamais été connus pour manger des pizzas dans les égouts.
Au risque de briser vos croyances, non, les ninjas n’ont jamais été connus pour manger des pizzas dans les égouts.

Quand on parle des ninjas, on voit tout de suite de quoi l’on parle car son image est très répandue dans la culture populaire. C’est un guerrier masqué, vêtu entièrement de noir, spécialisé dans les missions d’infiltration, de renseignement voire d’assassinat qui possède également une maîtrise très poussée des arts martiaux. Ces ninjas, que ce soit dans les mangas ou dans les films, sont souvent placés dans des situations historiques qui se situent du Moyen-Âge japonais jusqu’à nos jours.

Et pour le coup il est communément admis que leur existence en tant que tels est attestée historiquement et liée à une tradition ancestrale autour des techniques spéciales des ninjas, qu’on appelle le ninjutsu.

La signification des termes ninja et ninjutsu correspond d’ailleurs assez bien à cette image populaire : la racine “nin” qu’on retrouve dans les deux mots a le sens d’endurance mais aussi de secret et d’invisibilité, tandis que “ja” désigne celui qui pratique quelque chose et “jutsu” les techniques. Le terme de Ninjutsu désigne donc l’art de se rendre invisible et celui de Ninja désigne celui qui met en œuvre ces techniques.

Pourtant ce terme de ninja est relativement récent, il n’a été popularisé qu’au XXe siècle et particulièrement après la Seconde Guerre mondiale, d’abord par une importante littérature, mais aussi et surtout par de nombreux films, dont pas mal de nanars, au point de ne pas rester un phénomène purement japonais mais de se faire connaître aussi largement en Occident.

Même si cette image du Ninja et de sa maîtrise des arts martiaux a été très romancée, notamment dans un but commercial on l’imagine bien, elle a tout de même un fond de vérité issu de l’histoire japonaise.

Alors qui étaient vraiment les ninjas ? On va voir ça ensemble.

Au cœur des conflits

Tout d’abord il faut revenir un peu en arrière et prendre en compte un contexte historique propre à l’histoire japonaise.

,

Représentation de la Bataille de Nagashino, en 1575. La bataille est célèbre pour son premier emploi d'arquebusiers qui tirent en volée.
Représentation de la Bataille de Nagashino, en 1575. La bataille est célèbre pour son premier emploi d’arquebusiers qui tirent en volée.

Pendant l’époque Sengoku au Japon, du milieu du XVe au tout début du XVIIe siècle, les guerres civiles, ou plutôt les nombreuses guerres entre seigneurs régionaux, les daimyo, sont récurrentes. Ce climat de guerre presque permanent favorise le développement de l’espionnage et d’opérations secrètes, destinées à surprendre l’ennemi.

Mais à cette époque le terme de ninja n’existe pas et les sources parlent plutôt de shinobi pour désigner les actions d’espionnage et la manière de faire quelque chose de façon discrète et secrète.

Les sources l’utilisent d’ailleurs d’abord comme un adjectif, désignant donc une façon de faire, et seulement plus tard comme un nom, ce qui semble prouver que les ninjas ne forment pas une classe de guerriers à part des autres.

En effet l’idée que le ninjutsu était un art ne se transmettant qu’au sein de l’élite secrète des shinobi, corps de guerriers d’élite fermé sur lui-même, est une partie importante du mythe du ninja.

En réalité les samouraïs qui se battaient à cette époque formaient déjà une élite héréditaire, spécialisée dans l’art de la guerre, et aucune source de l’époque ne suggère que les shinobi aient formé un groupe à part entière qu’on pourrait comparer à des “super-samouraïs”.

C’est même plutôt le contraire !

L’adjectif de “shinobi” est même parfois associé à guerriers révoltés localement contre l’aristocratie samouraï. A partir du XIe siècle la région japonaise d’Iga a connu plusieurs rébellions contre ces samouraïs par exemple, nées parfois de contestations fiscales, et des groupes de révoltés ont pu être qualifié de shinobi.

Les ninjas ou shinobi sont aussi parfois vus comme des mercenaires, ce qui ne colle pas non plus au code de conduite des samouraï pour lesquels la loyauté était très importante.

Une représentation sans doute plus proche des shinobi ; habillés en civil, œuvrant de nuit, discrètement.
Une représentation sans doute plus proche des shinobi ; habillés en civil, œuvrant de nuit, discrètement.

Mais pour aller au fond des choses, dans le même temps du Japon de cette époque, on ne connaît pas l’usage de compagnies de mercenaires, au sens ou ça serait des professionnels formés et surentrainés qui vendrait leur service. Du coup le terme de Shinobi aurait plutôt servi à désigner le recrutement contre de l’argent d’individus issus des basses classes sociales pour former des troupes irrégulières, à côté de l’élite guerrière des samouraïs, pour pratiquer des embuscades et des attaques de nuit.

Et ça, ça correspond finalement à la qualification de shinobi, puisque ce sont des actions préparées et exécutées en secret.

En plus, le recrutement de ces types issus de milieux modeste permettait en même temps aux seigneurs régionaux, les daimyo, de ne pas sacrifier leurs samouraïs dans des opérations risquées.

Les groupes pouvant être qualifiés de shinobi, et assimilables à des ninjas, étaient donc à cette époque très divers et on est bien loin d’un corps d’élite à part entière.

Un ancrage local ?

Les deux régions japonaises voisines d’Iga et Koga sont souvent considérées comme étant l’origine géographique des ninjas.

Et là aussi, on peut dire que c’est faux, ou si on veut être gentil, que c’est vrai en partie, en toute petite partie, parce que ces deux petites régions n’ont pas pu fournir à elles seules autant d’hommes formés à l’espionnage et aux actions secrètes. En revanche, ça peut tout à fait correspondre à une tradition locale d’excellence dans le ninjutsu, sans que ce soit une exclusivité comme l’affirment aujourd’hui la pop culture et l’industrie touristique locale de ces deux régions.

On vous épargne la recherche Google pour savoir où se trouvent Iga et , voici leurs emplacements.
On vous épargne la recherche Google pour savoir où se trouvent Iga et Koga, voici leurs emplacements.

C’est un peu comme part chez nous, il suffit que Jeanne d’Arc ai posée ses fesses sur un tronc d’arbre pour se reposer et on en fait une destination touristique de choix en soulignant le fait qu’elle avait choisi celui ci et pas un autre. A chaque pays son folklore !

On sait en tout cas que ces deux régions ont résisté pendant plusieurs décennies à Oda Nobunaga, le seigneur de guerre et unificateur du Japon dans la seconde moitié du XVème siècle. C’est au cours de ces guerres que ces deux régions, qui étaient organisées en confédération (ikki) et non pas soumises à un daimyo, se sont particulièrement illustrées dans l’usage de techniques d’espionnage et de guerre asymétrique sous forme de guérilla et de harcèlement.

Et ça surtout pour compenser le rapport de force qui leur était particulièrement défavorable. Du coup attaques de nuit, infiltrations de l’armée adverse, etc.

Dans le cas de ces deux petites régions, l’existence et la mise en place de ces pratiques de shinobi ou de guerre secrète, déjà bien avant la guerre avec Oda Nobunaga, n’avait rien à voir avec du mercenariat on l’a dit, mais plutôt avec des interventions opportunistes afin assurer la survie de leur confédération, y compris dans les régions voisines.

L’origine des ninjas à Iga est donc plutôt à trouver dans le milieu des samouraïs indépendants organisés en confédération et de communautés paysannes qui cherchent tous à préserver leur indépendance face aux seigneurs extérieurs. Ces pratiques étaient donc pour eux une nécessité et une adaptation au fait qu’ils étaient incapable de lever de grandes armées et de se battre de façon conventionnelle.

Bon, ça ne veut pas dire qu’ils ont réussi leur coup parce que ces guerres contre Oda Nobunaga ont finalement beaucoup coûté à ces deux régions. D’abord la confédération de Koga a été soumise par Nobunaga dès 1574, puis celle d’Iga, qui a souhaité poursuivre la guerre jusqu’au bout, a subi sa défaite finale en 1581. Ce qui a entraîné la mise à sac d’une bonne partie de la région avec la mort de 4 000 hommes et femmes et la destruction de nombreux villages par l’armée de Nobunaga.

Par la suite les hommes d’Iga et de Koga vont disparaître des sources traitant de guerres au cours du XVIIème siècle et ces provinces deviendront pacifiques à l’époque Tokugawa.

Les jésuites tenteront de christianiser le Japon, ce qui conduira à plusieurs soulèvements et leur interdiction dans presque tout l'archipel.
Les jésuites tenteront de christianiser le Japon, ce qui conduira à plusieurs soulèvements et leur interdiction dans presque tout l’archipel.

Et pourtant, ce n’est pas tout à fait la fin des shinobi au XVIIème siècle. Étant donné la réputation de bravoure au combat de ces hommes d’Iga et de Koga, mais aussi certainement leur bonne intégration à la société militaire japonaise, certains d’entre eux sont choisis à la fin du XVIème et au tout début du XVIIème siècle par le nouveau shogun Tokugawa Ieyasu pour former deux corps de gardes personnels pour son château d’Edo (actuel Tokyo).

Leurs missions comprennent aussi de la collecte de renseignements, avec au moins jusqu’au début du XVIIIème siècle la surveillance des daimyos, ces seigneurs régionaux qui sont désormais tous soumis au Shogun. Cette surveillance a pour but de préserver la sécurité de l’État et de garder un œil sur au moins deux menaces : d’abord les daimyos avec l’objectif de prévenir toute rébellion, et ensuite les japonais convertis au Christianisme, qui a été introduit dans l’archipel au XVIème siècle et a rencontré un certain succès. Or tous les convertis sont considérés comme des traîtres potentiels et une menace.

A cette époque le ninjutsu désignait donc simplement des techniques d’opérations sous couverture dont les manuels militaire de la période Tokugawa traitent avec plus ou moins de détails. Ces manuels mettent aussi en avant un caractère très spirituel et religieux du ninjutsu tandis que sur le plan pratique ils traitent de pharmacologie, avec des traitements à base d’herbes, ou encore de l’utilisation de la poudre à canon, mais il n’y a pas de descriptions précises d’opérations : pas d’hommes en noir, pas de techniques d’assassinats, pas de shurikens, pas de référence au combat individuel en un-contre-un.

Ce qui en ressort est que le rôle du shinobi n’est pas de combattre, mais d’infiltrer l’ennemi, d’obtenir des renseignements, et de revenir avec en vie.

Certains manuels donnent aussi des exemples de déguisements par lesquels les shinobi peuvent voyager sous couverture : notamment le moine ou le joueur de flûte. Le maître mot des shinobi est donc l’invisibilité, au sens où ils doivent parvenir à se cacher et à se dissimuler aux yeux de leurs ennemis.

Au XVIIIe siècle les sources indiquent que plusieurs seigneurs régionaux (daimyo) avaient engagé eux aussi des shinobi qui appartenaient à la caste des samouraïs, mais rien n’indique qu’ils venaient d’Iga ou de Koga, ce qui montre bien que Iga et Koga étaient avant tout reconnus pour leur excellence, mais n’en avaient pas nécessairement l’exclusivité.

Au même moment les hommes d’Iga et de Koga sont peu à peu remplacés dans ces missions de surveillance et de renseignements auprès du shogun par de nouveaux corps spéciaux. Toutefois ils ne disparaissent pas complètement et c’est au XIXe siècle, en 1865, qu’est mentionné pour la dernière fois un shinobi au service du shogun.

Le passage dans la culture contemporaine

Comme on l’a vu ces ninjas, ou plutôt shinobi, étaient plutôt des infiltrateurs et des espions, dont la mission première n’était pas le combat en lui-même mais plutôt de semer la confusion chez l’ennemi par des attaques surprises ou la collecte de renseignements et l’infiltration, il y a donc bien une différence entre ce qu’on peut appeler le “mythe du Ninja” et la réalité historique.

Pourtant depuis les années 1950 et 1960 l’image du Ninja s’est fixée comme celle d’un guerrier, masqué et complètement vêtu de noir, qui pratique le ninjutsu en mélangeant arts martiaux, usage de shurikens et de fumigènes, escalade de murs, infiltration des forteresses adverses. Le plus souvent ils sont engagés et formés par les maîtres ninjas des régions d’Iga et Koga où l’on trouve les meilleurs d’entre eux.

Quelques fois ça va aussi plus loin et ces ninjas sont présentés comme ayant des pouvoirs surnaturels. C’est par exemple le cas en 1958 où dans un de ses romans Futaro Yamada décrit des ninjas qui transforment leurs cheveux en épines de porcs-épics et s’en servent comme armes, rien que ça !

Un script qui devrait être adapté au cinéma si ça n’a pas été déjà fait ! Moi je veux voir ça !

Mais tout ne s’est pas fait au XXème siècle, la modification des shinobi en ces ninjas que nous connaissons a en fait débuté dès l’époque Tokugawa dont nous avons déjà parlé.

Du XVIIème au XIXème siècle, le Japon est en paix et les auteurs commencent déjà à exagérer et à enjoliver les récits des guerres de l’époque Sengoku, notamment en faisant des régions d’Iga et de Koga les spécialistes du ninjutsu et des ninjas. Il y a alors une forme de nostalgie mais aussi une volonté de maintenir les valeurs guerrières traditionnelles dans un Japon pacifié.

Les manuels militaires de l’époque Tokugawa que nous avons déjà abordé traitent alors du ninjutsu comme de techniques d’infiltration et d’espionnage.

Mais pour les gens ordinaires de l’époque Tokugawa ce terme de ninjutsu évoque des techniques surnaturelles et magiques qui ont un lien avec la sorcellerie et ça, c’est relayé par beaucoup d’ouvrages de l’époque. C’est dans ces histoires que les “magiciens” pratiquant le ninjutsu commencent à fusionner avec les shinobi historiques pour devenir le ninja au XXème siècle.

Par exemple au XIXème siècle un héros de fiction, Jiraiya, est capable de se transformer en champignon pour passer inaperçu tandis que son ennemi Orochimaru peut se transformer en serpent.

C’est complètement… fantaisiste dirons-nous, pour rester dans le politiquement correct, mais ça montre que le lien est fait à cette époque entre la magie et le besoin de se rendre invisible des shinobi.

De la même façon le vêtement du ninja, totalement noir et masquant le visage, ne correspond pas au besoin des shinobi de se déguiser pour voyager discrètement sans éveiller les soupçons.

Clairement aujourd’hui quand tu veux faire un braquage, le meilleur moyen d’y arriver, c’est pas de prendre le métro avec ta cagoule pour y aller…

Cette image vient en fait des illustrations du XIXème siècle qui présentent des assassins vêtus de noir pour profiter de la nuit et qui font donc preuve des compétences de shinobi, cependant leurs actions ne sont motivés que par la recherche de la vengeance personnelle et ils agissent seuls, ce qui ne correspond pas non plus au mode d’action des shinobi.

On a donc une imagerie collée sur les shinobi qui ne sont pas les shinobi, se sont surtout des assassins vêtus de noir. Une image qui a pu être ré-utilisée ensuite au XXème siècle pour créer les ninjas.

Au début de ce XXème siècle d’ailleurs, le terme de ninjutsu, qui désignait déjà les techniques de guerre secrète mais aussi une forme de magie, prend un sens supplémentaire.

Par exemple chez Ito Gingetsu, qui écrit qu’à ce moment là, le ninjutsu n’a rien à voir avec une pratique secrète, mais est en fait lié à la discipline, à l’endurance et à la capacité à s’adapter à des conditions extrêmes.

Pour lui le ninjutsu est donc une forme de développement personnel et de conditionnement physique poussé.

Avec une description pareille on pourrait s’attendre à voir cette figure du ninja utilisé par la propagande japonaise durant la seconde guerre mondiale. Mais non ! C’est celle du samouraï et de son code de conduite qui est largement exploitée. La popularité du ninja, elle, vient après 1945 et ce n’est pas sans raisons.

D’abord dans les années 1950 naît un “tourisme ninja” à Iga, avant même les premiers films. Ce tourisme est mis en place par Okuse Heishichiro qui a été deux fois maire d’Iga et qui a saisi l’intérêt du mythe du ninja pour le développement touristique de sa ville, avec notamment la création d’un musée du ninjutsu, des statues et des séances d’arts martiaux, mais aussi l’écriture de nombreux livres.

Le tout influençant pas mal le cinéma. C’est par exemple dans ses écrits qu’apparaît pour la première fois le shuriken tel qu’on le connaît et il justifie aussi le costume noir des ninjas par leurs actions nocturnes.

Le succès des ninjas après 1945 s’explique aussi par l’interdiction des arts martiaux pendant quelques années par les autorités d’occupation américaines qui veulent démilitariser la société japonaise. De plus la responsabilité de la guerre est rejetée sur l’aristocratie et par extension sur les samouraïs qui deviennent des tyrans et des personnages cruels dans la littérature et au cinéma, tandis que les ninjas offrent un nouveau profil de héros pouvant être issus du petit peuple.

Au début des années 1960 les ninjas envahissent le cinéma japonais. Ces films prennent généralement un arrière-plan plus ou moins historique.

Par exemple le film Shinobi no mono de 1962, considéré comme un tournant dans l’apparition de ces films de ninjas, se déroule pendant la rébellion de la région d’Iga contre Oda Nobunaga, en 1579, dont nous avons déjà parlé. Dans ce film Oda Nobunaga prend d’ailleurs les traits d’un samouraï et d’un tyran sadique contre lequel se battent les valeureux ninjas d’Iga.

C’est dans la même décennie que les ninjas sont aussi introduits en Occident, mais pas par un film japonais.

C’est le film britannique “On ne vit que deux fois”, le cinquième James Bond, sorti en salles en 1967, qui reproduit certaines scènes de films de ninjas japonais comme Shinobi no mono et qui contribue à les populariser.

La figure actuelle et très populaire du ninja est donc un mythe. Les ninjas tels qu’on se les représente couramment n’ont jamais existé sous cette forme. Malgré tout, cette image est basée sur des réalités historiques et l’existence de certaines pratiques d’espionnage et de renseignement à l’époque du Japon féodal.

Mais celles-ci ont été largement modifiées au cours des siècles et la supposée “tradition” des ninjas transmise jusqu’à nos jours correspond en fait à un processus de réinvention qui a duré des centaines d’années pour aboutir au ninja que nous connaissons depuis les années 1960. Je vous encourage à faire donc assez attention sur le sujet, parce qu’il y a beaucoup de propos pas très sérieux sur le web et ailleurs.

Merci à tous d’avoir suivi cet épisode qui je le rappelle a été écrit avec Tony de la chaîne “l’Histoire en 5min”, vous pouvez retrouver sa chaîne en description tout comme les ouvrages de Stephen Turnbull sur lesquels nous nous sommes appuyé pour cette émission.

En savoir plus

Laisser un commentaire