8 conseils pour devenir un “bon” dictateur

Mes chers camarades, bien le bonjour ! Des dictateurs, l’Histoire en est malheureusement remplie, et les formes qu’adoptent leurs règnes sont souvent similaires. Comparer les méthodes et façons de faire des despotes peut alors révéler d’importants enseignements pour les citoyens que nous sommes.

Bon déjà, de quoi veut on parler lorsqu’on parle de « dictateur » ? Si le terme avait un sens très précis et particulier dans l’histoire politique romaine, il recouvre depuis une notion bien plus large ; celui d’une personne étant à la tête d’un état autoritaire, s’appuyant sur la répression et l’absence de contre-pouvoir. Et c’est dans ce sens que j’utiliserai ce mot tout au long de l’épisode.

Ce que nous montrent les exemples historiques, c’est que n’est pas dictateur qui veut. Il ne suffit pas d’être très méchant et de posséder une moustache originale pour se maintenir au pouvoir. Les dictateurs usent de ficelles particulières, plus ou moins subtiles d’ailleurs, pour convaincre leur population qu’ils sont les plus qualifiés pour exercer le pouvoir.

Voici donc huit conseils à suivre, tirés de l’Histoire, si vous comptez un jour régner sans partage sur le monde.

Leçon numéro 1 –  Revendiquer un passé glorieux : Mussolini

Arrivé au pouvoir par un coup de force en 1922, Benito Mussolini cherche à s’affirmer comme un homme fort et il trouve dans les ruines de la civilisation romaine ce dont il a besoin.

Parade militaire fasciste au milieu de Rome.
Parade militaire fasciste au milieu de Rome.
Symbole du "Parti National Fasciste", avec le faisceau des licteurs romains.
Symbole du « Parti National Fasciste », avec le faisceau des licteurs romains.

Mussolini entreprend de vastes fouilles archéologiques dans le centre de la Rome antique. La zone des forums impériaux est dégagée au prix de la destruction d’une partie de la ville médiévale. Une avenue est aménagée au milieu des forums pour relier le Colisée à l’Est à la résidence personnelle du Duce à l’ouest. Mussolini fait aussi construire de nombreux bâtiments inspirés des monuments antiques. Le plus célèbre est le Palais de la civilisation italienne, prévu pour l’Exposition Universelle de 1942, et qui reprend sous forme d’un cube de béton armé, la succession d’arcades du Colisée. Le programme politique de Mussolini est tout entier tourné vers l’Antiquité, ne serait-ce que le nom du mouvement « fasciste », qui fait écho aux faisceaux des licteurs romains, des gardes de magistrats, emblème de pouvoir. Le projet « viriliste » des fascistes se base sur une vision idéale de l’Antiquité et des vertus éternelles du peuple italien, naturellement destiné à régner sur ses voisins. Mussolini, après avoir conquis l’Éthiopie en mai 1936, dans un discours resté célèbre, va même jusqu’à annoncer la refondation de l’Empire romain. Il se rêve en nouvel Imperator, et ce projet séduit beaucoup d’Italiens déçus de leur victoire amputée lors de la Première Guerre mondiale.

Renouer avec un passé glorieux, dont on gomme au passage tous les aspects indésirables pour ne garder que les éléments positifs, permet d’oublier la loose de la situation actuelle. Ne pouvant pas trouver une solution à tous les problèmes de son époque, Mussolini propose à son peuple d’imaginer une grandeur et un succès aussi brillants que ceux de l’Empire romain.

Leçon numéro 2 –  Devenir un dieu vivant :  Auguste et l’ayatollah Khomeini

Une bonne façon de convaincre les foules de vous laisser abuser tranquillement de tous les pouvoirs, est de les persuader que vous êtes un dieu vivant ou au pire, l’un de ses envoyés directs.

Le statut divin des empereurs romains était au centre d'un réel culte impérial.
Le statut divin des empereurs romains était au centre d’un réel culte impérial.

Auguste, premier empereur de Rome, pour éviter de subir le sort de son père adoptif César, assassiné pour tyrannie, a su, petit à petit répandre l’idée qu’il était un dieu. Rien que ça. Après tout, il est le fils adoptif de César qui disait descendre de la déesse Vénus et dans le monde romain, on peut être dieu par adoption, et ouais. Auguste cultive son image de surhomme, restaurateur de la paix et de l’ordre républicain. Il fonde même une vraie sous-religion, le culte impérial, qui est associé au culte de la déesse Rome. Ce culte de l’empereur, devient la première religion obligatoire sous peine de mort. Ceux qui ne veulent pas sacrifier en l’honneur de l’empereur, comme les chrétiens, seront persécutés. Les empereurs successifs, tous fils symboliques d’Auguste dont ils reprennent le nom dans leur titre officiel, continuent à se diviniser de manière à profiter eux aussi de ce moyen de propagande efficace.

Autre temps, mêmes méthodes, dans l’Iran contemporain.

Arrivée de Khomeini en Iran.
Arrivée de Khomeini en Iran.

La République islamique d’Iran, née de la Révolution de 1979, est gouvernée par un guide spirituel, sorte de dictateur-pape qui contrôle que les décisions sont conformes au texte religieux. Ce guide spirituel aurait été parfois considéré comme la réincarnation du douzième imam de la tradition musulmane chiite, majoritaire en Iran. L’ayatollah Khomeini, l’homme qui accède à ce poste en 1979 fait alors figure de véritable guide et son règne est perçu par beaucoup de croyants comme l’annonce, tant attendue, de la fin des Temps. Beaucoup d’Iraniens sont même surpris à l’annonce de sa mort en 1989, l’ayant cru immortel.

Le stratagème de se faire passer pour un dieu vivant est un peu gros, mais jusqu’à nos jours, il faut avouer que ça marche. Et pour Nuancer un peu, dites vous que sans aller jusqu’à être un dieu vivant, renforcer un culte de la personnalité assez fort, c’est déjà un signe qui ne trompe pas dans une dictature !

Leçon numéro 3 –  Acheter la paix sociale : La dynastie Al Saoud

La dynastie Al Saoud règne d’une main de fer depuis bientôt un siècle sur un pays qui porte son nom, l’Arabie Saoudite.

Le pétrole, une certaine vision de la théorie du "ruissellement".
Le pétrole, une certaine vision de la théorie du « ruissellement ».

Indirectement aidés par les britanniques qui déclenchent pendant la Première Guerre mondiale une grande révolte arabe pour prendre à revers les Ottomans, les Saoud profitent du désordre et des conflits entre clans rivaux pour établir leur pouvoir sur toute l’Arabie en 1932. La méthode employée par cette succession de rois, mis à part la propagande religieuse, est d’inonder la société de pétrodollars. A partir des années 1940, l’exploitation massive des gisements de pétrole permet à l’État saoudien de s’enrichir considérablement. Pendant des décennies, le royaume avait l’État-providence le plus généreux de la planète, grâce à cette richesse colossale et à une population encore très peu nombreuse. L’Arabie Saoudite n’imposait tout simplement aucun impôt, et accordait des prêts immobiliers sans demander d’intérêt puisque prêt à intérêt est interdit dans l’islam. Totalement dépendant des prix du pétrole, ce système est toutefois très fragile et une baisse des prix un peu trop durable peut détruire tout l’édifice. Après 2014 et la chute des cours du pétrole, cette politique de largesses envers la population a dû être revue à la baisse. Il faut aujourd’hui s’inscrire sur une longue liste d’attente pour bénéficier d’un prêt et de nombreuses taxes ont été mises en place, sur les cigarettes par exemple ou encore une TVA à 5%. Ces transformations et la difficulté d’accéder au logement génèrent un mécontentement croissant contre le régime.

La méthode de l’État-providence est donc particulièrement efficace dans les périodes ou tout va bien pour le pays parce qu’elle noie sous le confort matériel toute tentative de critique. Mais, soumise aux aléas de la demande et de la concurrence internationale, elle peut également piéger le régime dans une crise économique et sociale. On comprend mieux la frénésie avec laquelle toutes les monarchies du Golfe arabo-persique dépendantes du pétrole tentent de diversifier leurs sources de revenus : tourisme, sport, culture, transport aérien, etc.

Leçon numéro 4 – Museler l’opposition : Hitler

Une méthode employée par la plupart des dictatures, c’est de censurer l’opposition.

Hitler est sans doute celui qui a poussé le procédé à son paroxysme. Dès son arrivée à la chancellerie le 30 janvier 1933, il s’emploie à supprimer tout discours alternatif à celui du nazisme. Il a recours pour cela à toutes les fourberies, y compris le complot et la falsification.

L’exemple emblématique qui illustre cette volonté est l’incendie du Reichstag, le Parlement allemand dans la nuit du 27 au 28 février 1933. En effet, l’hypothèse la plus admise aujourd’hui serait que des hommes de main des nazis auraient mit le feu au bâtiment, suite à quoi il arrêtent un jeune homme qu’ils auraient manipulés et qui deviendra le bouc-émissaire idéal. Ce jeune homme, un communiste hollandais nommé Marinus van der Lubbe est chargé de l’entière culpabilité de l’attentat.

Assoir sa dictature sur l'incendie d'un lieu censé représenter la démocratie : une certaine idée du symbolisme.
Assoir sa dictature sur l’incendie d’un lieu censé représenter la démocratie : une certaine idée du symbolisme.

Hitler fait d’une pierre deux coups, le parti communiste allemand, plus farouche adversaire du parti nazi est interdit, et le climat de peur sur fond de terrorisme est une merveilleuse occasion de supprimer les libertés individuelles. En prenant prétexte de garantir la sécurité des Allemands, dès le lendemain de l’incendie, Hitler interdit la liberté d’expression, de la presse, de réunion, autorise les arrestations et perquisitions sans motif. Les mois qui suivent, Hitler poursuit son programme, le parti nazi devient le seul autorisé en Allemagne, les journaux publient uniquement les textes approuvés par le gouvernement et des images du chef en majesté, les juifs sont fortement persécutés, on lave le cerveau des enfants dans les rangs des Jeunesses hitlériennes, etc. Plus aucune voix ne doit s’élever contre l’État hitlérien. Le discours d’Hitler devient le seul possible. La critique est tellement interdite dans le régime nazi que même au plus haut niveau de l’État, on n’ose généralement pas avouer au Führer que ses décisions sont mauvaises.

Cette mauvaise communication aura des conséquences pendant la guerre, les généraux préférant souvent conforter Hitler dans ses choix plutôt que de le contredire et risquer la disgrâce.

Leçon numéro 5 – S’assurer du soutien de l’armée : Staline

L’usage de la force permet au dictateur de se maintenir au pouvoir mais il peut aussi servir à le faire chuter.

Dans les dictatures, l’armée est souvent le pilier central de l’État. Les militaires font régner l’ordre en réprimant toute opposition, mais ils peuvent aussi, en cas de désaccord au sommet, envisager d’employer ces moyens pour organiser un coup d’état militaire.

Certains dictateurs sont particulièrement conscients de cette éventualité et redoutent par-dessus tout d’être trahis par leurs généraux. Et cela peut même aller jusqu’à une forme de paranoïa généralisée, comme pour le camarade Staline !

Alors qu'une certaine avance avait été prise dans la théorie militaire par les officiers soviétiques, les Grandes Purges vont refroidir les ardeurs de beaucoup de généraux (quand elle ne refroidit pas les généraux directement).
Alors qu’une certaine avance avait été prise dans la théorie militaire par les officiers soviétiques, les Grandes Purges vont refroidir les ardeurs de beaucoup de généraux (quand elle ne refroidit pas les généraux directement).

Staline est arrivé au pouvoir en URSS après la mort de Lénine, en écartant tous les autres hommes forts du parti communiste. Au moment où Staline prend les rênes du pouvoir, l’État soviétique est un État récent, né sur les ruines de la Russie tsariste. La plupart des officiers compétents sont des hommes qui ont servi le précédent régime. Staline qui est passé maître dans l’art de l’intrigue pour éliminer ses opposants ou s’attacher leur soutien, craint qu’un personnage aussi habile que lui utilise la formidable machine qu’est l’Armée rouge pour lui nuire. En 1936, après une dizaine d’années au pouvoir et dans un contexte de tension croissante en Europe, Staline entreprend de faire le tri dans les cadres de l’armée et plus largement, dans tous les rouages de l’État et de la société soviétique.

Et quand on dit faire le tri… c’est pas à coup de licenciement négocié.

Les années 1936 à 1938 sont restées dans l’Histoire comme celles des « Grandes Purges » ou de la « Grande Terreur ». En deux ans, plus de 700 000 personnes sont exécutées sommairement, en ajoutant les morts en prison ou au goulag, ces purges représentent probablement plus de 2 millions de morts. Parmi eux, les commissaires politiques de l’armée, commandants de régiments, enseignants d’écoles militaires et même 14 des 16 généraux de l’Armée rouge. A leur place Staline fait promouvoir des hommes qui lui doivent tout et qu’il estime donc moins susceptibles de le trahir.

Problème, les soldats soviétiques sont mal formés et mal encadrés, les chefs inexpérimentés et totalement soumis à Staline, ce qui a causé de nombreuses défaites soviétiques.

En effet, ces Grandes Purges sont l’une des raisons de la faiblesse de l’Armée rouge, bien visible lors de la tentative d’invasion de la Finlande et plus encore au moment de l’attaque de l’Allemagne nazie. Cet effroyable massacre des « Grandes Purges » a néanmoins permis à Staline d’être craint de tous et a participé à son maintien au pouvoir jusqu’à sa mort.

Leçon numéro 6 –  Savoir simuler la démocratie : Napoléon III

Arrivé au pouvoir par une élection présidentielle en 1848, le neveu de l’empereur Napoléon Ier, Louis-Napoléon Bonaparte, décide, en voyant la fin de son mandat approcher, de faire un coup d’état militaire pour garder le pouvoir. C’est la fin de la IIe République française et début donc du Second Empire.

Mais celui qui se fait appeler désormais Napoléon III a bien compris que les Français se sont pris de passion pour les élections. Pas question donc de plonger le pays dans une dictature rigide sans participation citoyenne, qui ne manquerait pas de déclencher une forte contestation contre lui. Napoléon III adopte en réalité un système ingénieux de dictature prenant les apparences d’une démocratie ! Le Second Empire maintient par exemple les élections législatives. Ce sont les élections les plus importantes dans un régime démocratique, car elles permettent aux citoyens d’envoyer des représentants directs qui votent les lois, à la capitale. Toutefois, pour s’assurer du bon résultat des élections, et ne pas se retrouver avec une assemblée d’opposants, le régime impérial s’arrange pour que certains candidats soient favorisés. Le nom du candidat qui soutient l’empereur et son gouvernement est précédé de l’appellation « candidat officiel », et les maires doivent inciter les citoyens à voter pour eux. Ajoutez à cela une population encore en partie analphabète, l’absence de vote à bulletin secret, la censure de la presse et l’interdiction des réunions politiques et vous tenez le parfait cocktail pour manipuler à votre guise les élections. En plus de ça, l’empereur utilise par deux fois le plébiscite, ce qui signifie littéralement l’approbation par le peuple, ce que nous appelons aujourd’hui référendum.

Et pour le coup, ces votes sont engagés sur des sujets pour lesquels l’issue est sans aucun suspense, comme le rattachement de la Savoie par exemple, et cela donne au citoyen la parfaite illusion de participer aux réformes du pays. Habile.

Leçon numéro 7 – Déclencher une guerre : Mussolini (encore !)

Sans doute l’un des procédés les plus anciens et les plus efficaces si on calcule bien son coup : déclencher une guerre !

L'armée éthiopienne accusait un large retard en matériel, particulièrement en matériel lourd (artillerie, avions,...).
L’armée éthiopienne accusait un large retard en matériel, particulièrement en matériel lourd (artillerie, avions,…).

La guerre est un merveilleux moyen de détourner la colère des foules. L’ennemi devient le bouc-émissaire de toutes les peines. En temps de guerre, la propagande exhorte le peuple à faire bloc derrière son chef, qui devient le symbole de la combativité nationale. Si la guerre est gagnée, le dictateur sera auréolé d’un prestige militaire et pourra bénéficier longtemps du titre de triomphateur de l’ennemi. On aurait pu prendre des dizaines d’exemples, Napoléon Ier, Ramsès II, Gengis Khan… Mais le plus manifeste reste sans doute encore une fois ce cher Benito Mussolini. Le Duce profite de l’avantage technologique dont dispose son armée en 1935 pour envahir l’Éthiopie, seul territoire africain qui avait échappé à la conquête coloniale européenne. L’Italie avait échoué à la fin du XIXe siècle à conquérir l’Empire éthiopien, et Mussolini parvient cette fois à prendre la capitale et imposer la domination italienne, bien qu’elle reste assez précaire face à la farouche résistance éthiopienne. La propagande italienne fait ensuite étalage de la grandeur du chef, Mussolini est rendu seul artisan ou presque de cette glorieuse conquête. Le stratagème a fonctionné, le bénéfice politique est immense pour le dictateur.

Ce procédé peut d’ailleurs être utilisé dans des États démocratiques ! Quoi de mieux que le prestige d’une victoire militaire comme argument de campagne pour une réélection…

Mais cela a quand même un inconvénient, c’est qu’en cas de défaite, le dictateur joue carrément son poste.

C’est arrivé à Napoléon III dont nous avons déjà parlé. Pensant remporter une victoire rapide, il déclare la guerre à la Prusse en 1870, et part même diriger l’armée lui-même pour avoir l’air d’un grand stratège.

Manque de bol, il est fait prisonnier sur le front, et à Paris on en profite pour proclamer la République. Game over.

Leçon numéro 8 –  Soigner les apparences : tous !

Si vous avez suivi tous ces conseils, n’oubliez surtout pas la dernière étape, sans doute la plus importante.

Le must-have du dictateur, quoi qu’on en dise, ça reste un chouette surnom et un chouette costume.

Quoi de plus pratique pour se distinguer du tout-venant que de se faire appeler le « Roi-soleil » ou le « guide suprême » ? Quoi de mieux pour briller en société qu’un uniforme de maréchal ou une toque en peau de léopard comme Bokassa, l’empereur auto-proclamé de Centrafrique dans les années 1970 ? Soigner les apparences permet de faire comprendre d’un simple coup d’œil que vous n’êtes pas n’importe qui et que vous détenez naturellement le don de diriger les autres. Ce doit être l’inverse absolu du « président normal », il faut y aller à fond ! Mes préférés ?

– « Grand Dirigeant » pour Kim il-sung en Corée du Nord, sobre et solennel,

– « Papa Doc » pour François Duvalier en Haïti, un tantinet paternaliste tout de même,

– mais surtout, « le génie des Carpates » pour Ceausescu en Roumanie, mégalo et exotique à la fois, imparable.

Une fois choisi un beau surnom, et un beau costume, on peut agrémenter son règne d’un grand palais. Il sert notamment à étaler sa richesse, et à impressionner toute personne ayant à rencontrer le dictateur.

L’exemple parfait reste le château de Versailles mais il en existe partout : Cité interdite à Pékin, Palais impérial de Vienne, Kremlin de Moscou, Grand Palais de Constantinople, Alhambra de Grenade…

Ne négligez pas non plus votre tombeau, que vous ferez bien sûr construire de votre vivant. C’est tout simplement la plus vieille recette de la dictature. Rien de mieux pour épater la galerie et pour qu’on se souvienne longtemps de votre nom.

Pensez à la pyramide de Khéops, 4500 ans de rentabilité ! Là encore, la méthode est connue, mausolée d’Halicarnasse, mausolée d’Akbar en Inde, d’Auguste à Rome, etc., etc., etc…

Conclusion

On récapitule ?

Pour devenir un bon dictateur il faut :

  1. Revendiquer un passé glorieux
  2. Devenir un dieu vivant
  3. Acheter la paix sociale
  4. Museler l’opposition
  5. S’assurer du soutien de l’armée
  6. Savoir simuler une démocratie
  7. Déclencher une guerre
  8. Soigner les apparences

Vous l’avez compris, ces conseils sont bien entendus cumulables et les dictateurs dont nous avons parlé additionnent plusieurs de ces astuces pour maximiser leurs chances. Si vous vous lancez dans la carrière de dictateur, essayez d’en appliquer le plus possible. Mais faites quand même attention, parce que toutes les explications que je viens de vous donner peuvent aussi être utilisées par votre peuple pour vous démasquer et vous neutraliser. C’est le problème majeur des leçons d’Histoire, ça rend méfiant quand on cherche à vous enfumer…D’ailleurs, un certain nombre de démocratie utilisent aussi plusieurs des ficelles que l’on vient d’aborder dans cet épisode… étonnant non ? Ou pas… Parce que finalement ce qui caractérise les dictateurs, c’est la recherche du pouvoir et qu’on le veuille ou non, en démocratie aussi des individus et des groupes cherchent à l’obtenir ce pouvoir… je vous laisse méditer là dessus !

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Merci à tous d’avoir suivi cet épisode, on se retrouve très vite pour un nouvel épisode ! A plus !

 

En savoir plus :

  • Guez O. (dir.), Le siècle des dictateurs; Edition Perrin, 2019
  • Khlevniuk O., Staline; Editions Belin, 2017
  • Yon J.-C., Le Second Empire; Editions Armand Colin, 2012

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